extrait de la revue de presse de la MILT du 27 aout 2004:
Benoit Brigardis journaliste à France Soir écrit « j'ai testé la fumette dans l'indifférence générale ». D'abord devant le commissariat de la rue Pierre Lescot où il roule « son premier vrai - faux pétard de la journée » et où deux policiers qui sortent « l'ignorent et poursuivent leur route ». Seul un père de famille « prévenant » lui glisse « Eh mon gars t'es juste devant un commissariat, tu sais ? ». Aucune réaction non plus quand il allume son « cône » devant une voiture de police, ni quand il demande son chemin aux agents de sécurité des parcs de la Ville. Le journaliste souligne que dans ces mêmes lieux deux passants l'interpelleront mais pour lui demander de les « dépanner ». Plus tard, dans le métro, les voyageurs le regardent « d'un air outré » et il subit une petite remarque faite « avec le sourire ». A la FNAC des Champs Elysées, où il entre « la langue collée à la feuille à rouler », « les vigiles ( le) laissent entrer sans problème ». Plus loin, il pose « l'objet du délit » sur son oreille et s'inquiète du sort de sa voiture mal garée devant une contractuelle en train de déposer des contraventions. Celle-ci « ne tique pas ». Enfin, le journaliste qui se poste devant un policier en faction et roule un « pétard », le verra s'avancer vers lui pour faire, une remarque à un conducteur de scooter mal stationné. Dans la galerie des Champs Elysées, où trois policiers effectuent leur ronde, Benoît Brigardis, « pétard au coin de l'oreille, passe nonchalamment devant eux » résultat « toujours rien ». Au parc de la Villette certains passants le « suivent des yeux, (le) dévisagent, mais la plupart ne remarquent même pas ». Le journaliste qui en déduit que « le produit s'est banalisé et ne choque plus » termine son périple à la station Châtelet où il allume « une clope légale ». Aussitôt, dit il « deux policiers m'entourent » : « Monsieur, il est interdit de fumer ici. Videz vos poches, nous allons procéder à un contrôle et établir un procès verbal ».
Et aussi une interview du commissaire Padoin, chef du service de prévention d'études et d'orientation antidélinquance, qui observe qu'il y a de plus en plus de fumeurs de cannabis dans les rues où « ils n'hésitent plus à fumer » de même que dans les parcs et jardins. Il précise que contrôler ces usagers fait partie des missions de la police « car c'est une infraction » tout en soulignant que « les gardes à vue pour ce genre d'affaires cette année ont augmenté de 37% ». Il indique que pour une seule cigarette de cannabis aucune procédure n'est engagée mais que le contrevenant est interpellé et auditionné. S'il détient une petite quantité de cannabis, il est gardé à vue 24 heures au maximum et un magistrat décide ou non de son suivi psychologique. Si la quantité de cannabis est plus importante, une perquisition est effectuée à son domicile et s'il « s'avère qu'il participe à un trafic de stupéfiants, il encourt les plus grosses peines ».