Cannabis: la technique hollandaise contre les cultivateurs à

Source: http://www.republicain-lorrain.fr/mosel ... a-domicile
Par Olivier Simon
Les cultivateurs de cannabis à domicile du Nord mosellan auront du mal à conserver leurs discrètes unités de productions montées à domicile. Les gendarmes usent de méthodes d’enquête très ciblées, importées des Pays-Bas. Et ça paye !
Un Clouangeois a été condamné le 24 octobre dernier à un an de prison pour avoir cultivé du cannabis dans son appartement. Une expérience séduisante pour les gros consommateurs, soucieux de s’assurer d’une qualité de produit tout en limitant le coût du produit et en évitant d’avoir à faire aux trafiquants de produits stupéfiants. Sauf, qu’évidement, c’est totalement interdit. Ce qui n’empêche pas des spécialistes du jardinage ou des apprentis chimistes de s’y essayer. La découverte faite par les gendarmes de la brigade de Fameck est, à ce titre, éloquente et risque bien de faire école… chez les enquêteurs. Avant de confisquer le matériel qui a été placé sous scellés, ils ont tourné une vidéo à des fins pédagogiques, histoire de bien se rendre compte ce qu’un consommateur de produits stupéfiants est capable de réaliser à domicile, tout seul. Mais c’est aussi l’occasion de démontrer ce que l’emploi de certaines techniques d’investigation très particulières peut permettre de mettre au jour. Le cultivateur clouangeois ne s’est pas fait prendre par hasard. Au contraire, son installation était tellement bien conçue qu’elle aurait pu rester indétectable durant des années, même pour qui se trouvait dans le couloir du logement : pas de bruit, pas d’odeur, aucune activité suspecte si ce n’est quelques colis livrés de temps à autre. Mais là aussi, les expéditeurs savent se fondre dans l’anonymat des paquets postaux.
Le grain de sable est un gendarme, ayant suivi voici peu une formation spéciale dans la détection de cultivateurs particuliers de cannabis, mise au point par des experts néerlandais de la lutte antidrogue. C’est ainsi que les explorations ont permis de cibler un appartement en limite de zone de la brigade. En arrivant sur les lieux, les gendarmes se doutaient qu’ils allaient faire mouche. Plusieurs indices dans l’environnement du monsieur les ont convaincus de son activité. Mais en pénétrant dans l’appartement, ils sont restés scotchés. « Une pièce était réservée au séchage, une à la coupe, l’autre à la floraison et à la croissance des plants », détaille le gendarme, qui a fait irruption juste au moment de la récolte après onze semaines de soins intensifs. « Il était prêt à ensemencer avec des graines venues des Pays-Bas, sélectionnées et féminisées, les variétés sont celles produisant le plus de THC, de la cheese et de la silver ice. » 27 plants d’1,2 m ont été saisis. La récolte d’octobre était déjà conditionnée. Soit 200 à 300 g de produits, d’une valeur marchande dans le secteur de 10 €/g. « Il avait même réussi à trouver une formule pour produire de l’huile de cannabis, ce qui est extrêmement rare », poursuit l’enquêteur, assez admiratif du niveau de compétences atteint. « L’installation était tellement complète qu’il y avait un système de ventilation avec des filtres à charbon et un arrosage automatique d’intérieur et de purification de l’air. »
La perquisition dans le logement a duré sept heures. Le directeur d’enquête a mis deux jours a rédigé son rapport accompagné d’un inventaire complet. « Mais c’est efficace », retient-il. Les recherches durent deux mois pour un résultat quasi certain. Avis aux collègues du cultivateur clouangeois. D’autres enquêtes vont aboutir très vite.
La formule de l’huile de cannabis
Par Olivier Simon
Les cultivateurs de cannabis à domicile du Nord mosellan auront du mal à conserver leurs discrètes unités de productions montées à domicile. Les gendarmes usent de méthodes d’enquête très ciblées, importées des Pays-Bas. Et ça paye !
Un Clouangeois a été condamné le 24 octobre dernier à un an de prison pour avoir cultivé du cannabis dans son appartement. Une expérience séduisante pour les gros consommateurs, soucieux de s’assurer d’une qualité de produit tout en limitant le coût du produit et en évitant d’avoir à faire aux trafiquants de produits stupéfiants. Sauf, qu’évidement, c’est totalement interdit. Ce qui n’empêche pas des spécialistes du jardinage ou des apprentis chimistes de s’y essayer. La découverte faite par les gendarmes de la brigade de Fameck est, à ce titre, éloquente et risque bien de faire école… chez les enquêteurs. Avant de confisquer le matériel qui a été placé sous scellés, ils ont tourné une vidéo à des fins pédagogiques, histoire de bien se rendre compte ce qu’un consommateur de produits stupéfiants est capable de réaliser à domicile, tout seul. Mais c’est aussi l’occasion de démontrer ce que l’emploi de certaines techniques d’investigation très particulières peut permettre de mettre au jour. Le cultivateur clouangeois ne s’est pas fait prendre par hasard. Au contraire, son installation était tellement bien conçue qu’elle aurait pu rester indétectable durant des années, même pour qui se trouvait dans le couloir du logement : pas de bruit, pas d’odeur, aucune activité suspecte si ce n’est quelques colis livrés de temps à autre. Mais là aussi, les expéditeurs savent se fondre dans l’anonymat des paquets postaux.
Le grain de sable est un gendarme, ayant suivi voici peu une formation spéciale dans la détection de cultivateurs particuliers de cannabis, mise au point par des experts néerlandais de la lutte antidrogue. C’est ainsi que les explorations ont permis de cibler un appartement en limite de zone de la brigade. En arrivant sur les lieux, les gendarmes se doutaient qu’ils allaient faire mouche. Plusieurs indices dans l’environnement du monsieur les ont convaincus de son activité. Mais en pénétrant dans l’appartement, ils sont restés scotchés. « Une pièce était réservée au séchage, une à la coupe, l’autre à la floraison et à la croissance des plants », détaille le gendarme, qui a fait irruption juste au moment de la récolte après onze semaines de soins intensifs. « Il était prêt à ensemencer avec des graines venues des Pays-Bas, sélectionnées et féminisées, les variétés sont celles produisant le plus de THC, de la cheese et de la silver ice. » 27 plants d’1,2 m ont été saisis. La récolte d’octobre était déjà conditionnée. Soit 200 à 300 g de produits, d’une valeur marchande dans le secteur de 10 €/g. « Il avait même réussi à trouver une formule pour produire de l’huile de cannabis, ce qui est extrêmement rare », poursuit l’enquêteur, assez admiratif du niveau de compétences atteint. « L’installation était tellement complète qu’il y avait un système de ventilation avec des filtres à charbon et un arrosage automatique d’intérieur et de purification de l’air. »
La perquisition dans le logement a duré sept heures. Le directeur d’enquête a mis deux jours a rédigé son rapport accompagné d’un inventaire complet. « Mais c’est efficace », retient-il. Les recherches durent deux mois pour un résultat quasi certain. Avis aux collègues du cultivateur clouangeois. D’autres enquêtes vont aboutir très vite.
La formule de l’huile de cannabis