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Médecine

MessagePosté: 09 Avr 2005, 14:15
par daniel
Dans Libé du 9 avril 2005 en rubriqure vous

Médecine
Le principal composé psycho-actif du cannabis , leTHC, serait efficace pour prévenir l'artériosclérose qui peut provoquer infar ctus ou attaque cérébrale , selon une étude publiée par la revue Nature .Mais a des doses dix fois inférieures a celles d'un joint et sans etre fumé.

Re: Médecine

MessagePosté: 09 Avr 2005, 21:20
par daniel
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 822,0.html



MEDECINE

Une arme possible contre l'athérosclérose

LE MONDE | 08.04.05 | 15h25 * Mis à jour le 08.04.05 | 15h25

Administré par voie orale à faible dose, un dérivé du cannabis permettrait
de réduire la progression des lésions d'athérosclérose chez un modèle
animal et d'éviter ainsi que les artères ne se bouchent. L'équipe de
François Mach (hôpital universitaire de Genève) publie, dans la revue
Nature du 7 avril, des travaux menés sur des souris qui montrent l'action
bénéfique du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et mettent à profit ses
propriétés immunosuppressives. Cet effet n'est observé qu'à la dose de 1 mg
par kilo et par jour et non à des doses supérieures ou inférieures. Une
concentration si précise qu'elle ne peut être obtenue en fumant de la
marijuana, prévient un spécialiste, dans la revue.

François Mach et ses collaborateurs ont procédé de manière très méthodique.
Ils sont partis du constat que l'athérosclérose, qui est la principale
cause de mortalité (plus de 50 %) dans les pays développés, est une maladie
inflammatoire chronique. Le processus de constitution des plaques
d'athéromes qui bouchent les artères implique certes l'accumulation de
lipides, mais aussi la prolifération, la migration et l'adhésion à la paroi
artérielle des macrophages, des cellules sanguines impliquées dans les
phénomènes inflammatoires, sous l'action de cytokines comme l'interféron
gamma.

Venant en seconde ligne après les mesures diététiques, les traitements
actuels reposent avant tout sur une action visant à diminuer le taux
sanguin de cholestérol. Agir par d'autres biais, notamment en agissant sur
les phénomènes inflammatoires, est donc une perspective séduisante. Or, il
se trouve que les cannabinoïdes, famille des dérivés du cannabis, possèdent
des effets immunosuppresseurs et anti-inflammatoires qui passent par la
diminution de la production d'interféron gamma.

RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX

Différentes cellules immunitaires possèdent d'ailleurs à leur surface des
récepteurs cannabinoïdes, dont deux types sont connus. Les récepteurs CB1
sont surtout présents dans le cerveau, tandis que les récepteurs CB2 se
retrouvent essentiellement sur les cellules du système immunitaire,
notamment les lymphocytes B et T et les monocytes, qui sont les précurseurs
des macrophages.

L'équipe de François Mach a démontré, sur un modèle de souris utilisé pour
l'étude de l'athérosclérose et sur des artères humaines athéromateuses, que
les cellules immunitaires infiltrant la plaque d'athérome exprimaient bien
des récepteurs CB2. Ces souris présentent une déficience génétique en
apolipoprotéine E (ApoE), un transporteur de lipides dans le sang. Cette
déficience favorise le développement de plaques d'athérome. La progression
des lésions d'athérosclérose était significativement ralentie chez les
souris recevant dans leur alimentation du THC à la dose de 1 mg/kg/j, alors
même que leur taux sanguin de lipide restait élevé.

Dans un second temps, l'équipe suisse a montré in vitro que les cellules
immunitaires des souris recevant du THC proliféraient moins et avaient une
production moindre d'interféron gamma. Au cours d'une troisième
manipulation en observant sous microscope des artères de souris du même
type, François Mach et ses collaborateurs ont apporté la preuve que
l'adhésion des macrophages à la paroi artérielle était considérablement
réduite chez les souris traitées par le THC.

Ces effets bénéfiques n'apparaissaient pas chez les souris recevant en plus
du TCH une substance bloquant les récepteurs CB2, ce qui est un argument
pour penser que l'effet anti-athérosclérose fait intervenir ces récepteurs.

Il n'est pas possible d'extrapoler directement ces résultats expérimentaux,
sans passer par des études dans l'espèce humaine. De même, il se pourrait
que des cannabinoïdes naturels ou de synthèse ciblant les récepteurs CB2
soient plus intéressants contre l'athérosclérose que la marijuana ou le THC
utilisé comme antivomitif dans certains pays ou dans le traitement de
l'anorexie.

Paul Benkimoun

Article paru dans l'édition du 09.04.05

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MessagePosté: 21 Jan 2013, 03:56
par Anonymous
ben, je mourrai pas de ça alors..